La plage à la ville en question – Sud Ouest

La plage à la ville en question.                Sud Ouest      1er Juin 2012
Emmanuelle Fère

Aujourd’hui, les 8e Rencontres littorales de Chiberta abordent le thème des rapports entre la ville et le littoral, et comment les poser sur le papier.

L’association des Amis du Littoral d’Anglet (ADALA) (1) compte quelque 150 familles adhérentes, dont la majorité vit les pieds dans l’eau, ou tout du moins possède ou loue « un pied à terre sur le littoral d’Anglet », précise son président, Alain Peltier. Mais le combat mené par ses riverains de la plage dépasse largement leur bout de rivage et les clivages politiques. « Nous sommes apolitiques. Notre action n’est pas partisane », assurent ceux qui ont contribué à mettre sur la table, en 2010, la question du clapage côtier. Depuis, le clapage a été repris, qui permet de rengraisser une partie du littoral, victime d’érosion.

Ainsi, chaque année, les Amis du Littoral d’Anglet posent une question, lors de Rencontres. Cette année, il s’agit des « Particularités du Plan local d’urbanisme (PLU) littoral ». Les thèmes abordés sont souvent en avance sur le débat politique ou sur la vie des idées, et de fait encore en partie ignorés par la réglementation ou les documents d’urbanisme. « Depuis sept ans, nous avons abordé les thèmes de la forêt, le port, ou même la philosophie », avancent André Berthet et Jean-Marie Hertzog, administrateurs de l’association …

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Risque de submersion

« Le PLU est un sujet d’actualité, car sa révision générale est en cours (lire par ailleurs) à Anglet », avancent les trois bénévoles, qui entendent être force de proposition comme ils l’ont été, fin 2011, pour introduire une dose de littoral lors des réunions préparatoires au Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l’Agglomération de Bayonne et du sud des Landes (2).

Leurs questions ne trouveront pas toutes des réponses dans le prochain PLU. Ainsi : « Comment représenter la bande des 100 mètres prévue par la loi Littoral ? Où est la ligne zéro du trait de côte lorsque l’on sait qu’il évolue tous les ans avec l’érosion ? Comment peut-on matérialiser, dans un document d’urbanisme, les espaces remarquables à protéger ? Comment prendre en compte le risque de submersion marine ? »

Cette dernière question est posée par Jean-Marie Becet, professeur agrégé de droit public, et spécialiste en matière d’aménagement du littoral. Il sera le conférencier de cette 8e édition des Rencontres. « L’écriture d’un PLU littoral pose de délicates questions », assurent les bénévoles. Des réponses seront données ce soir, à 18 heures, dans un salon de l’hôtel Atlanthal. Entrée libre.

(1) Créée le 15 octobre 1956. (2) www.scotab.fr